Accueil Santé Un modèle alimentaire lié à une meilleure nutrition et potentiellement à une empreinte écologique moindre

Un modèle alimentaire lié à une meilleure nutrition et potentiellement à une empreinte écologique moindre

Par Florence Lebrun

Le régime de santé planétaire (Planetary Health Diet) propose d’augmenter la part des aliments d’origine végétale sans imposer un mode de vie strict, et une étude récente menée en Turquie auprès de 300 adultes a examiné ses liens avec la qualité nutritionnelle et l’impact environnemental de l’alimentation.

Qu’est-ce que le régime de santé planétaire ?

Élaboré par la commission EAT-Lancet, ce cadre alimentaire privilégie légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses et oléagineux, tout en préconisant des quantités plus réduites de viande, de poisson, d’œufs et de produits laitiers. Il s’agit d’une approche flexible destinée à encourager une alimentation davantage centrée sur les végétaux, plutôt qu’un plan de menus strict ou l’obligation d’exclure complètement les produits animaux.

Assiette et bols de légumes, céréales complètes et légumineuses sur une table
Le régime de santé planétaire privilégie légumes, céréales complètes et légumineuses.

Que montre l’étude turque sur la qualité de l’alimentation ?

Les auteurs ont recruté des adultes âgés de 18 à 64 ans fréquentant une consultation diététique et ont utilisé un rappel alimentaire sur 24 heures pour estimer l’adhésion au modèle de la santé planétaire. Les participants dont les repas correspondaient davantage à ce modèle affichaient en moyenne une meilleure qualité globale de l’alimentation, ce qui suggère qu’une orientation plant-forward peut favoriser l’apport en fibres, vitamines et autres éléments nutritifs présents dans les végétaux.

L’empreinte environnementale était-elle vraiment réduite ?

Qu’entend-on par empreinte carbone et empreinte hydrique ?

L’empreinte carbone désigne les émissions de gaz à effet de serre liées à la production et au transport des aliments, tandis que l’empreinte hydrique estime l’eau utilisée pour produire ces mêmes aliments. Ces deux indicateurs sont couramment employés pour évaluer l’impact environnemental des choix alimentaires.

Pourquoi les résultats sur l’environnement restent-ils incertains ?

Dans cette étude, une adhésion plus forte au régime de santé planétaire était associée à une légère réduction estimée des émissions et de l’utilisation d’eau, mais ces différences étaient faibles et n’ont pas atteint une signification statistique. Autrement dit, les données montrent une corrélation modeste, sans permettre d’affirmer que ce régime réduit de façon certaine l’impact environnemental à partir de cet échantillon et de cette méthode d’évaluation.

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Comment adopter cette approche alimentaire sans complication pratique

Le caractère flexible du modèle rend son adoption accessible. Plutôt que de modifier radicalement vos habitudes, il est possible de favoriser progressivement les végétaux et les céréales complètes tout en conservant certains produits animaux selon vos préférences.

Personne préparant un plat à base de légumes et légumineuses dans une cuisine lumineuse
Adopter progressivement des plats à base de végétaux rend le modèle accessible au quotidien.

  • Priorisez les végétaux : ajoutez des légumes et des légumineuses à vos assiettes pour augmenter fibres et micronutriments.
  • Réduisez la place de la viande : pensez à des plats où les protéines végétales remplacent en partie la viande, sans l’éliminer systématiquement.
  • Choisissez des céréales complètes : elles augmentent l’apport en nutriments et en fibres par rapport aux céréales raffinées.
  • Vérifiez vos apports essentiels : si vous consommez moins de produits animaux, assurez-vous de couvrir protéines, fer, calcium et vitamine B12, éventuellement avec des aliments enrichis ou des conseils d’un professionnel de santé.

Quels profils semblaient plus enclins à modifier leurs choix alimentaires ?

Les chercheurs ont observé que les femmes, les personnes ayant un niveau d’études plus élevé et certains statuts professionnels comme étudiants ou agents de la fonction publique rapportaient des comportements alimentaires plus compatibles avec la durabilité. Toutefois, l’étude ne permet pas d’expliquer pourquoi ces associations existent ni de conclure à des liens de cause à effet.

Disclaimer : Cet article vise uniquement à informer et ne remplace pas les conseils personnalisés d’un professionnel de santé.

FAQ

Qu’est-ce que le régime de santé planétaire exactement ?

Il s’agit d’un cadre proposé par la commission EAT-Lancet qui encourage une alimentation majoritairement à base de végétaux tout en autorisant des quantités modérées de produits animaux. L’objectif est d’améliorer la santé humaine et la durabilité, sans imposer de règles strictes.

Est-ce que ce régime réduit l’empreinte carbone des repas ?

Dans l’étude mentionnée, l’adhésion au régime était liée à une légère diminution estimée des émissions et de l’eau utilisée, mais ces différences n’étaient pas statistiquement significatives. On ne peut donc pas conclure de manière ferme à un effet environnemental démontré à partir de ces données.

Peut-on suivre ce modèle sans devenir végétalien ?

Oui, le modèle est conçu pour être flexible et ne requiert pas l’exclusion totale des produits d’origine animale. Il propose plutôt de réduire leur fréquence et leurs portions au profit d’aliments végétaux.

Faut-il des compléments si on mange moins de produits animaux ?

Selon l’étude, il est important de veiller aux apports en protéines, fer, calcium et vitamine B12 lorsqu’on réduit les produits animaux. Des aliments enrichis ou des compléments peuvent être utiles, mais la nécessité dépend de votre alimentation et devrait être discutée avec un professionnel.

Comment commencer à aligner ses repas sur ce régime sans se compliquer la vie ?

Des changements simples suffisent, comme ajouter des légumineuses à un plat, choisir des céréales complètes et augmenter la part de légumes à chaque repas. Ces ajustements progressifs améliorent la qualité nutritionnelle sans imposer de transformations radicales.

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