Le sommeil des athlètes et l’acclimatation à l’altitude sont deux facteurs souvent négligés quand on prépare une compétition. Même en ayant suivi un entraînement rigoureux, des perturbations du sommeil ou une ascension trop rapide peuvent altérer l’état de forme sans que l’athlète comprenne immédiatement pourquoi.
Pourquoi le sommeil se dégrade avant une épreuve ?
Les études rassemblées dans une revue systématique montrent une grande variabilité des troubles du sommeil chez les sportifs de haut niveau, avec des taux rapportés allant de faibles à très élevés selon les contextes. Avant les compétitions, deux études ont trouvé qu’environ deux tiers des athlètes pouvaient présenter des perturbations du sommeil.

Un élément souvent retrouvé est l’état d’« activation cognitive » : le corps peut être fatigué alors que l’esprit reste en alerte, ruminant la stratégie ou anticipant l’événement. Ce phénomène complique l’endormissement et la continuité du sommeil. Les périodes de voyage, de charge d’entraînement importante ou les particularités physiologiques liées au cycle chez certaines femmes peuvent aussi modifier la qualité du repos.
Altitude et adaptation : quels effets sur le corps ?
Lorsque l’on grimpe en altitude, la pression d’oxygène diminue, ce qui peut provoquer le mal aigu des montagnes chez une proportion non négligeable de personnes. Les revues consultées estiment que entre environ 25 % et 43 % des individus développent des symptômes à des altitudes comprises entre 2 500 et 4 300 mètres, et que ce risque peut dépasser 60 % au‑dessus de 6 000 mètres.

Les signes fréquemment observés incluent maux de tête, nausées, sensation de fatigue et étourdissements. Importantly, une excellente condition cardiovasculaire ne garantit pas l’absence de ces symptômes : la capacité d’acclimatation varie d’une personne à l’autre.
Mesures pratiques pour réduire l’impact des perturbations
- Préparez une routine de détente le soir précédant la compétition, en réservant 30 à 60 minutes à des activités apaisantes et en réduisant l’exposition aux écrans.
- Après un long voyage, accordez quelques nuits supplémentaires au sommeil et à la récupération plutôt que de supposer un retour immédiat à vos habitudes habituelles.
- Si vous montez en altitude, prévoyez des jours d’adaptation : les recommandations issues de la revue suggèrent environ une à deux journées d’acclimatation pour chaque tranche de 600 mètres gagnés au‑dessus de 2 500 mètres.
- En entraînement en altitude, l’utilisation d’un oxymètre de pouls peut fournir une indication sur la saturation en oxygène du sang et compléter l’observation des symptômes, sans se substituer à l’écoute corporelle.
Ce que disent les données et leurs limites
Les revues analysées combinent de nombreuses études hétérogènes, d’où l’amplitude des chiffres rapportés. Les différences méthodologiques entre travaux, la diversité des disciplines sportives et des contextes de voyage rendent difficile une estimation unique et précise du risque pour tous les athlètes.
De même, certaines observations (par exemple les variations liées au cycle chez les femmes) sont mentionnées mais demandent des investigations supplémentaires pour être complètement comprises. Les règles d’adaptation à l’altitude fournies sont des repères approximatifs et ne remplacent pas une évaluation individuelle.
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical ou la consultation d’un professionnel de santé.
FAQ
Combien d’athlètes présentent des troubles du sommeil avant une compétition ?
Les études montrent une large fourchette, mais certaines recherches indiquent que près de 64 % à 66 % des athlètes peuvent avoir des perturbations du sommeil juste avant une compétition. Les chiffres varient selon les protocoles et le sport étudié.
Quels sont les signes du mal aigu des montagnes à surveiller ?
Les symptômes les plus fréquemment rapportés sont maux de tête, nausées, sensation de fatigue et étourdissements. Si ces signes apparaissent après une montée en altitude, il est important d’en tenir compte et d’adapter l’effort.
Est‑ce qu’une excellente forme physique protège de l’altitude ?
Non, un bon niveau de forme cardiovasculaire n’élimine pas le risque d’intolérance à l’altitude. La capacité d’acclimatation dépend de facteurs individuels et ne se confond pas avec le niveau d’entraînement.
L’oxymètre de pouls est‑il utile pour un sportif en altitude ?
Un oxymètre peut fournir une mesure simple de la saturation en oxygène et aider à suivre l’évolution pendant l’acclimatation. Il ne doit toutefois pas remplacer l’observation des symptômes ni un avis médical si l’état se dégrade.
Que peut‑on faire la veille d’une course pour mieux dormir ?
Instaurer une période de relaxation de 30 à 60 minutes, réduire la lumière et limiter les écrans peut favoriser l’endormissement. Évitez aussi de passer directement de la planification intense à l’heure du coucher.

Passionnée de santé et de bien-être, Florence Lebrun est une rédactrice chevronnée qui aime partager des astuces pratiques et des conseils pour une vie plus saine.