Accueil Santé Consommation élevée de cet aliment liée à une baisse de 31 % du risque de cancer de l’ovaire

Consommation élevée de cet aliment liée à une baisse de 31 % du risque de cancer de l’ovaire

Par Florence Lebrun

Les composés présents naturellement dans de nombreux végétaux font l’objet d’une attention croissante. Une étude récente a associé des apports alimentaires plus élevés en ces substances à une réduction des chances de développer un cancer de l’ovaire, mais il convient d’interpréter ces résultats avec prudence.

Qu’est-ce que les composés phytochimiques ?

Les composés phytochimiques, ou composés phytochimiques, sont des molécules produites par les plantes. On les trouve dans les fruits, les légumes, les céréales complètes, les légumineuses, les noix, les graines et le soja, et ils ne constituent pas des nutriments essentiels au sens strict, mais participent à la diversité chimique des aliments végétaux.

Variété de légumes, fruits et aliments végétaux riches en composés phytochimiques.
Les composés phytochimiques se trouvent naturellement dans les fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes.

Une étude cas‑témoins en Chine et ses résultats

Des chercheurs ont comparé 250 femmes récemment diagnostiquées avec un cancer épithélial de l’ovaire à 250 femmes sans cancer. À l’aide de questionnaires alimentaires détaillés, ils ont estimé l’apport en aliments riches en composés phytochimiques et classé les participantes du plus faible au plus élevé d’apport.

Les participantes du groupe d’apport le plus élevé présentaient 31 % de chances en moins d’avoir un cancer de l’ovaire que celles du groupe le plus faible. L’association tendait à s’atténuer progressivement avec l’augmentation de l’apport, et elle semblait plus marquée chez les femmes en surpoids ou vivant avec une obésité.

Pourquoi les chercheurs s’intéressent-ils aux composés phytochimiques ?

Mécanismes biologiques possibles

Certaines de ces molécules sont étudiées pour leurs effets sur le stress oxydatif et l’inflammation, deux processus impliqués dans la santé cellulaire. D’autres, comme les isoflavones du soja, peuvent interagir avec des voies hormonales. L’étude en question portait sur l’apport global en composés phytochimiques plutôt que sur un seul composé, ce qui suggère que la diversité alimentaire est importante.

Limites des preuves

Le format cas‑témoins met en évidence des associations mais ne permet pas de prouver qu’un facteur cause un autre. Les estimations d’apport reposent sur des questionnaires alimentaires, qui peuvent comporter des imprécisions. Les chercheurs ont pris en compte l’âge, le poids corporel, l’activité physique et les antécédents reproductifs, mais il reste possible que d’autres facteurs non mesurés influencent les résultats.

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Comment intégrer davantage d’aliments riches en composés phytochimiques

On ne paie pas nécessairement de suivi précis des phytochimiques pour bénéficier d’une alimentation variée. Des petits changements quotidiens peuvent augmenter l’apport global en ces composés.

Préparation d'un repas sain avec des légumes variés et colorés dans un bol.
Varier les couleurs de son assiette en ajoutant des baies, légumes verts et orange augmente l’apport en phytochimiques.

  • Variez les couleurs dans votre assiette en ajoutant des baies, des légumes verts et des légumes orange.
  • Gardez des légumineuses à portée de main et ajoutez des haricots, des lentilles ou des pois chiches aux salades et soupes.
  • Privilégiez des céréales complètes comme le riz complet, le quinoa ou le pain complet.
  • Consommez des noix et des graines comme collation ou ajoutées aux plats.
  • Intégrez du soja alimentaire (tofu, edamame, tempeh) si cela correspond à vos préférences.

Il n’est pas nécessaire d’éliminer les aliments d’origine animale; poissons, œufs et produits laitiers peuvent coexister dans une approche alimentaire axée sur les végétaux.

Que ne prouve pas cette étude ?

Cette recherche ne démontre pas qu’augmenter les apports en composés phytochimiques empêche le cancer de l’ovaire. Elle montre une association statistique observée dans un groupe spécifique de femmes et appelle des études complémentaires, notamment prospectives et expérimentales, pour mieux comprendre le lien éventuel et les mécanismes sous‑jacents.

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Pour des questions personnelles concernant le risque de cancer ou votre alimentation, consultez un professionnel de santé.

FAQ

Les composés phytochimiques peuvent-ils prévenir le cancer de l’ovaire ?

Non, l’étude mentionnée observe une association mais ne prouve pas la prévention. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour savoir si un lien direct existe.

Quels aliments sont les plus riches en composés phytochimiques ?

On en trouve dans de nombreux végétaux, notamment baies, légumes-feuilles, légumes racines, céréales complètes, légumineuses, noix, graines et soja. La diversité alimentaire favorise l’apport de différentes familles de composés.

Faut-il prendre des compléments pour augmenter ces composés ?

L’étude a évalué des apports alimentaires et non des suppléments. Les preuves actuelles ne permettent pas de recommander la supplémentation pour réduire le risque de cancer de l’ovaire.

Pourquoi l’association était-elle plus forte chez les femmes en surpoids ou obèses ?

Les données montrent une association plus marquée dans ce sous‑groupe, mais l’étude ne permet pas d’expliquer causalement ce constat. Cela suggère simplement que le poids corporel peut modifier l’association observée et mérite des investigations complémentaires.

Dois‑je modifier mon alimentation dès maintenant pour réduire mon risque ?

Vous pouvez choisir d’augmenter la part de végétaux pour des raisons de santé générales, mais ce choix ne doit pas être présenté comme une garantie contre le cancer de l’ovaire. Discutez de vos préoccupations avec un professionnel de santé pour un conseil adapté.

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