Brooke Wells, ancienne athlète de haut niveau en CrossFit, raconte comment elle a reconstruit sa préparation physique et mentale pour se lancer dans l’entraînement HYROX, une épreuve mêlant course et stations fonctionnelles sur environ une heure. Son expérience illustre ce que demande un changement de discipline : adaptation du volume d’entraînement, nouvelle approche de la récupération et réévaluation de la notion de force.
Pourquoi passer du CrossFit à l’entraînement HYROX change la préparation ?
CrossFit et HYROX partagent des mouvements fonctionnels, mais ils sollicitent le corps différemment. Le CrossFit se compose d’efforts courts et très intenses répartis sur plusieurs événements, tandis que HYROX consiste en un effort continu alternant course et ateliers, où le rythme et l’endurance prévalent. Pour Wells, cela a impliqué de repenser le pacing : il ne s’agit plus de tout donner pendant quelques minutes, mais de gérer une intensité soutenue pendant une durée beaucoup plus longue.
Comment elle a modifié son plan d’entraînement
Augmentation du travail d’endurance
Wells a drastiquement augmenté sa quantité de course. Là où elle soulevait majoritairement des charges cinq à six jours par semaine, elle a récemment réduit les séances de CrossFit à deux ou trois fois par semaine et introduit trois à quatre sessions de course hebdomadaires. Parmi ces sorties, elle pratique une ou deux sorties longues d’environ 70 minutes pour travailler l’endurance et la gestion du rythme, complétées par des séances d’intervalles pour développer la capacité à soutenir des efforts répétés.

Conserver la force sans sacrifier l’endurance
Plutôt que d’abandonner totalement la force, Wells a intégré des séances ciblées pour maintenir la puissance musculaire nécessaire aux ateliers fonctionnels. Le but était de garder une capacité de levage et de production de force, tout en optimisant l’économie de course et la résistance à la fatigue.
Récupération : les principes qu’elle privilégie
Pour Wells, la récupération repose sur des fondamentaux peu glamour mais essentiels. Elle insiste sur l’importance du nutrition et du sommeil comme premières priorités. Les modalités additionnelles — sauna, bains froids, étirements, rouleau en mousse, thérapies lumineuses — viennent en soutien, mais ne remplacent pas ces deux piliers.

Elle a aussi appris à mieux synchroniser ses pratiques de récupération. Par exemple, elle a constaté qu’utiliser le sauna immédiatement après une séance matinale la faisait s’effondrer l’après-midi, et a donc ajusté le timing de ces activités relaxantes.
Enfin, Wells adopte des routines quotidiennes structurées : un moment calme le matin avant l’entraînement pour se préparer mentalement, et une soirée apaisante qui peut inclure un complément de magnésium pour l’aider à se détendre, sans détailler de posologie.
L’entraînement mental : accepter d’être débutant et apprendre à tolérer l’inconfort
Le passage entre disciplines a été aussi un exercice d’humilité. Wells rappelle l’importance d’accepter la phase d’apprentissage, même après des années de compétition. Sur le plan mental, elle travaille à ne pas laisser les émotions d’un mauvais entraînement ou d’une course pourrir la suite. Sa stratégie consiste à reconnaître la déception brièvement, puis à se reconcentrer sur l’action suivante.
Lors des moments où la difficulté augmente, elle utilise des formules mentales pour transformer l’effort en opportunité, en se rappelant que c’est souvent dans la douleur contrôlée que se fait le progrès.
Redéfinir la force : de l’apparence à la fonction
Au fil des ans, Wells a déplacé son regard sur la force : moins une question d’apparence que de capacité. Elle évoque les remarques reçues plus jeune à propos de son physique, et comment l’expérience et la connaissance de la nutrition lui ont permis d’orienter son corps vers une force utile. Aujourd’hui, ce qui compte pour elle, c’est ce que son corps accomplit, pas uniquement la façon dont il est perçu en cabine d’essayage.
Conseils pratiques pour débuter la musculation et l’endurance
Wells propose des approches simples et progressives pour celles et ceux qui se sentent intimidés par la salle ou par l’idée de se lancer dans une nouvelle discipline.
- Commencez petit. Même 20 minutes font une différence et permettent de créer l’habitude.
- Priorisez la technique avant la charge. Apprendre les mouvements sans poids ou avec une barre légère réduit le risque de blessure et installe la confiance.
- Fréquence régulière. Venir trois fois par semaine est souvent plus efficace que des efforts sporadiques très intenses.
- Laissez le temps au corps et à l’esprit. Attendez quelques semaines avant d’évaluer l’impact réel d’une nouvelle routine.
Observation pratique : adapter sa préparation à ses objectifs est naturel. Dans le cas de Wells, chaque étape — gymnastique, CrossFit puis HYROX — a apporté des compétences réutilisables plutôt que d’imposer un renouveau complet.
Cette page vise uniquement à informer et partager une expérience d’adaptation sportive ; elle ne remplace pas un avis médical ou l’accompagnement personnalisé d’un professionnel de santé ou d’un coach.
FAQ
Quelle est la principale différence entre CrossFit et HYROX ?
La différence tient surtout à la gestion de l’effort : CrossFit privilégie des efforts courts et intenses répartis, alors qu’HYROX demande de soutenir un rythme sur une durée continue d’environ une heure. Cela implique des choix d’entraînement différents, notamment plus de travail aérobie pour HYROX.
Faut-il arrêter la musculation pour se préparer à HYROX ?
Non, il s’agit plutôt d’équilibrer. Maintenir des séances de force permet de conserver la puissance nécessaire aux stations fonctionnelles, tout en augmentant le volume de course pour améliorer l’endurance.
Quels sont les éléments clés d’une bonne récupération après l’entraînement ?
Les éléments les plus importants sont une alimentation adaptée et un sommeil suffisant, qui constituent la base de la récupération. Les pratiques complémentaires comme étirements, sauna ou bains froids peuvent aider mais ne compensent pas un déficit de repos ou de nutrition.
Comment gérer la peur de commencer la musculation quand on est débutante ?
Commencez par de petites sessions et priorisez l’apprentissage technique avec des charges légères ou sans charge. La régularité et la patience sont souvent les meilleurs alliés pour gagner en confiance.
Est-ce utile d’avoir des rituels matinaux ou du soir pour la performance ?
Beaucoup d’athlètes trouvent que des routines calmes le matin et des moments relaxants le soir aident à réguler le stress et à mieux récupérer. Ces rituels n’ont pas besoin d’être sophistiqués pour être efficaces.

Passionnée de santé et de bien-être, Florence Lebrun est une rédactrice chevronnée qui aime partager des astuces pratiques et des conseils pour une vie plus saine.